« Le Décapop est clairement une réussite »
- Antoine Aubry

- 23 déc.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 déc.
Membre de l’ESV, Mounia Mahfoufi nous explique comment s’est passée seconde édition de ce beau projet.

Le 30 novembre dernier, un bel événement sportif s’est déroulé au cœur de deux cités de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Baptisée « Décapop », cette initiative fut organisée par la section athlétisme de l’ESV (Entente sportive de Vitry), avec le soutien de la ville et du comité départemental. Mounia Mahfoufi - l’une des chevilles ouvrières du projet au sein du club, en tant que responsable de l’équipe d’animation - revient sur cette belle aventure.
Quelle est l’origine du Décapop ?
Mounia Mahfoufi : Il s’agit d’une manifestation lancée l’an dernier à Vitry, dans la Cité des combattants. Notre objectif était de faire découvrir l’athlétisme à des enfants éloignés de la pratique sportive. Du point de vue du club, nous souhaitions toucher des jeunes qui ne s’inscrivent pas chez nous et qui ont parfois perdu tout lien avec l’activité physique. L’enjeu est important : défendre une vision populaire du sport et proposer des activités en plein air au plus grand nombre, y compris à celles et ceux très éloignés du sport associatif, plutôt que de les voir rester enfermés devant les écrans. Nous avons présenté ce projet au comité, avec la volonté de cibler les quartiers prioritaires, notamment la Cité des combattants, où j’ai grandi. C’était un choix à la fois personnel et symbolique, avec l’envie de partager et revenir vers ce quartier nouvellement QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).
En quoi consiste concrètement le Décapop ?
MM : Comme son nom l’indique, il propose dix épreuves issues de disciplines différentes, le temps d’un après-midi, afin de faire découvrir un maximum d’activités aux enfants. L’an dernier, nous avons collaboré avec des athlètes de haut niveau et des sportifs handisports.
Quel a été l’accueil des habitant·es ?
MM : La réception a été très chaleureuse. Comme le quartier a connu un fort renouvellement de population et une paupérisation marquée, avec peu de tissu associatif, notre volonté est d’accompagner les jeunes et de construire avec eux sur la durée. Les familles ont notamment apprécié de voir revenir des « grands », parfois originaires du quartier, pour transmettre leur expérience.
Comment le projet a-t-il évolué cette année ?
MM : En 2025, nous nous sommes implantés dans un second quartier, Colonel-Fabien, tout en reconduisant l’action à la Cité de combattants. Nous nous sommes aussi ouverts à d’autres sections de l’ESV (cirque, vothuat, escrime et tennis de table) et à d’autres associations (Lame & co et Recreavie) afin d’élargir la palette des disciplines proposées, comme les échecs, le biathlon ou l’escalade.
Cette édition a-t-elle été un succès ?
MM : Ce fut clairement une réussite. À la Cité des combattants, où une piste de 400m entourant la cité a été improvisée, plus de 300 enfants ont participé, sans compter les parents. À Colonel-Fabien, ils étaient près de 200, avec un moment fort autour d’un cross de 800m.
Pour conclure, quel point fort souhaiteriez-vous souligner ?
MM : Cette initiative s’inscrit pleinement dans notre politique jeunesse et dans notre travail de formation des jeunes animatrices et animateurs. C’est le projet dans le projet. Un enfant de douze ans qui pratique l’athlétisme depuis l'âge de quatre ans possède déjà une solide expérience à transmettre. Le Décapop permet ainsi à nos jeunes athlètes bénévoles de monter en compétences dans l’animation et la transmission. C’est un support idéal pour faire ses premiers pas dans l’engagement associatif.







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