Des formations FSGT partout, tout le temps !
- Antoine Aubry
- il y a 2 jours
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Ces derniers mois, la fédération a formé de nombreux·ses animateur·rices, officiel·les et dirigeant·es sur l'ensemble du territoire.

Permettant de « donner à quelqu'un les connaissances nécessaires à l'exercice d'une activité » (Larousse), la formation est au cœur du projet FSGT. Chaque année, la fédération permet notamment à ses animateurs et animatrices de passer différents diplômes partout en France. En février dernier par exemple, plusieurs amateur·rices d’arts martiaux et de kick-boxing ont débuté un BFA (brevet fédéral d’animation) en Bretagne. « Ce diplôme donne la possibilité aux encadrants de clubs d’acquérir des compétences pour mieux animer leurs séances », explique Alain Amintas, membre du DPFo (domaine de la politique de formation) et de la CFA (commission fédérale d’activités) sports de combats et arts martiaux.
« Ses contenus permettent également d’assurer une pratique sécurisée et de promouvoir les valeurs de la fédération. »
Le même mois, un BFA marche nordique prenait fin en Nouvelle-Aquitaine. « Nous en organisons plusieurs chaque saison », indique Bernard Mingot, un des responsables de la commission fédérale des activités athlétiques.
« En 2024, des dizaines de marcheurs de différentes régions ont ainsi validé un brevet. »
« Ce diplôme est essentiel, car il y a toujours du développement là où il y a de la formation », poursuit ce formateur.
« Lancée en 2011, la marche nordique FSGT a commencé à connaître une forte expansion après la création de son BFA. Aujourd’hui, des centaines d’animateurs formés encadrent des milliers de pratiquants. »
Habituellement, le brevet fédéral d’animation s’articule autour de trois étapes - un tronc commun omnisport, une formation spécifique à chaque activité et une période de tutorat -, de temps en présentiel et en distanciel (via la plateforme numérique d’elearning Claroline) et de trois niveaux. Le dernier de ces niveaux est celui de « formateur·rice de formateur·rice », les appellations diffèrent selon les disciplines, et sa construction nécessite toujours une attention particulière. Car « il ne suffit pas de savoir lire pour savoir apprendre à lire », assure Philippe Segrestan, membre de la commission fédérale montagne-escalade qui a justement obtenu un BFA de niveau 3 à Paris en février dernier.
« Si la maîtrise des contenus est évidemment nécessaire, le cœur de l’activité de formation est de proposer des situations pédagogiques pertinentes. »
Enfin, notons que les formateurs et formatrices, comme les animateur·rices, peuvent suivre un parcours « classique », comme cela est prévu dans le brevet fédéral d’animation, ou passer par la reconnaissance d'expériences.
Recyclages, modules & SSCVLF
La formation, c’est une remise en question permanente. La preuve dans les Pyrénées, où plusieurs dizaines de personnes possédant un BFA sports de neige FSGT ont effectué un « recyclage » en décembre dernier. « Ayant lieu tous les deux ans, nos recyclages servent à revoir les mouvements que l’on va enseigner sur les pistes et la pédagogie », explique Érick Lopez, un des responsables de la CFA.
« Toujours organisés au début de la saison, ces moments sont très importants pour nos moniteurs et formateurs. Ils ne peuvent pas et ne doivent pas rester sur leurs acquis. »
En février dernier, près d’une dizaine de licencié·es FSGT prenant part à une formation d’animateur·rices en pratiques partagées handi-valides avaient rendez-vous à Paris. « Ouvert à tous, ce module est diplômant pour les encadrants déjà titulaires d’un BFA de niveau 2 », indique Lucie Doyen, chargée de développement au sein du pôle des activités et culture sportive internationales.
« L’objectif est de leur permettre d’accueillir, dans les meilleures conditions possibles, des sportifs en situation de handicap aux côtés de valides et de développer les pratiques partagées handi-valides dans la fédération. »
Les personnes disposant d’un brevet fédéral d’animation de niveau 2 peuvent également réaliser un stage SSCVLF (sport santé ça va la forme). Cette formation, donnant la possibilité aux animateurs et animatrices FSGT de pouvoir encadrer du sport sur ordonnance, est très populaire. Une nouvelle session vient d’ailleurs d’être lancée par la ligue Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur. « Le 12 mars dernier, nous avons organisé une visioconférence pour permettre à la dizaine de stagiaires de se présenter, de découvrir l’équipe pédagogique, la plateforme Claroline et les modalités d’évaluation, de discuter des futurs temps en présentiel et des stages pratiques et d’obtenir de premiers contenus », précise Cathy Stella, membre de la ligue.
« Si tout se passe normalement, les participants seront diplômés à la fin du mois de juin. »
Bafa & CQP
Pour les jeunes de 16 ans et plus, le Bafa permet d’animer à « titre non professionnel » des mineur·es et peut être une porte d’entrée vers le métier d’encadrant·e. À la FSGT, plusieurs structures régionales font passer ce brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur. C’est notamment le cas du comité de La Réunion. Plusieurs promotions ont été mises en place sur l’île cette année, et celle qui a débuté en juillet dernier a réuni 18 jeunes ; quatorze filles et quatre garçons. « Nous avons vécu à un rythme effréné, enchaînant les apports théoriques, la réglementation en ACM [accueil collectif de mineur·es] et les projets activités que nous devions évaluer », écrivaient, dans un bilan, les formateurs. Ces derniers ont également tenu à féliciter leurs stagiaires :
« petit à petit, vous vous êtes appropriés les outils et le matériel mis à votre disposition, vous avez appris à travailler en équipe et vous avez été capables de vous prendre en main et de réaliser de belles choses. »
Plusieurs mois plus tard, en décembre 2024, onze personnes débutaient un CQP (certificat de qualification professionnelle) ALS (animateur de loisir sportif) organisé par l’organisme de formation de la fédération et la ligue Île-de-France. « Si ce diplôme permet d’exercer une fonction d’encadrant sportif contre rémunération, il permet surtout à un animateur d’acquérir des compétences supplémentaires, sur lesquelles clubs et bénévoles pourront d’ailleurs s’appuyer », explique Tom Hélie, responsable pédagogique de la formation FSGT. Se déroulant sur environ six mois, le CQP ALS comprend des temps en distanciel et six sessions de trois jours en présentiel. Les stagiaires ont le choix entre deux options, activités gymniques d’entretien et d’expression ou jeux sportifs jeux d’opposition, et leurs examens sont toujours précédés par un stage de 80h sur le terrain. Inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, ce diplôme coûte entre 2 285 et 2 608 euros. « Il s’agit d’une somme importante, mais ce CQP peut être financé par France travail, par l’Afdas [Assurance formation des activités du spectacle] ou encore par son CPF », précise Tom Hélie.
« De plus, un animateur FSGT qui souhaite le passer peut également bénéficier d’une aide fédérale s’il est licencié depuis plus d’un an. »
Et les officiel·les ?
Disposer d'arbitres, de juges et de commissaires qualifié·es est également essentiel pour la FSGT. « Leur formation est centrale pour accompagner l’organisation et le développement de nos manifestations sportives », confirme le DPFo. Ainsi, les CFA organisent régulièrement des stages pour leurs officiel·les. Cet été, le tennis de table FSGT en a lancé deux ; un dans le Bas-Rhin et l’autre dans le Finistère. « Ces formations ont réuni une dizaine de pratiquants souhaitant devenir des juges-arbitres », précise Pierre Peron, le formateur de la commission fédérale d’activité.
Il n’y a pas que les CFA qui proposent aux licencié·es de la fédération de devenir des officiel·les, les comités le font aussi. À Paris par exemple, la commission départementale d’activité volley-ball forme des arbitres chaque année. « Dans un premier temps, nous organisons une formation sur les règles de la discipline via Claroline », détaille Pablo Truptin, de la FSGT 75.
« Elle est particulièrement utile pour les néo-pratiquants. Ensuite, les joueurs peuvent approfondir leurs connaissances en prenant part à des soirées dédiées à l’arbitrage. Enfin, ceux qui veulent devenir des arbitres de volley-ball doivent passer des examens. Ayant réussi la partie théorique en décembre dernier, une quinzaine de personnes vont bientôt s’atteler à la partie pratique. »
Gestionnaires, militant·es & responsables
Évidemment, la FSGT forme également ses dirigeant·es. En juin dernier, le 28e rassemblement des gestionnaires de comité s’est déroulé à Marseille. « Ouvert à tous les responsables, salariés ou bénévoles, de comités, cet événement annuel fait partie de la formation continue de la fédération », explique Cathy Denis, coordinatrice du PVAF (pôle vie associative fédérée).
« Lors de chaque édition, les participants, une cinquantaine en moyenne, travaillent sur différents thèmes. Ce qui leur permet d’accueillir les clubs dans les meilleures conditions possibles et de répondre à leurs questions. »
Tous les étés, la fédération met en place des estivales. « Il s’agit d’un temps de formation pour tous les militants - qu’ils soient issus des CFA, des comités, des clubs ou du siège fédéral - souhaitant réfléchir au projet FSGT », indique Thomas Valle, le coordinateur général de la fédération.
« Il n’y a pas de décision prise lors de cet événement. L’objectif est de trouver des pistes de travail concernant des sujets qui seront abordés ultérieurement, lors de l’assemblée générale notamment. »
« En 2024, les estivales ont eu lieu à Carcans, en Gironde, du 1er au 5 juillet », poursuit-il.
« Les 40 personnes qui y ont pris part ont débattu sur le programme des prochaines Assises nationales et internationales du sport populaire. »
Enfin, place au BRFA (brevet fédéral des responsables associatif·ves). Ce diplôme a été créé par le DPFo et le PVAF pour aider les militant·es FSGT à mener à bien une mission dans un club ou un comité. « Il n’est pas ouvert qu’aux dirigeant·es, toutes les personnes qui exercent des responsabilités peuvent s’inscrire », précise Marie Lee, chargée de développement au sein du domaine de la politique de formation.
« Lancée le 3 décembre 2024, la troisième promotion du BRFA s’est achevée le 15 mars dernier. Après avoir assisté à trois visioconférences thématiques, en lien avec des contenus disponibles sur Claroline, les 20 participants ont dû rendre un dossier de dix pages dans lequel ils imaginaient les mesures à adopter pour résoudre un problème spécifique. »
« Ce brevet rencontre un beau succès, mais on peut encore l’améliorer », conclut-elle. Car la formation, c'est une remise en question permanente.
Comments